Évasions musicales Quand les artistes naïfs peignent la musique
Du 4 octobre 2025 au 29 mars 2026 Commissariat : Lou-Anne Blanchard | La vie populaire et le quotidien constituent une source d'inspiration inépuisable pour les artistes naïfs. Ils en extraient la chaleur humaine, le labeur agricole ou industriel, ou encore la ferveur de festivités folkloriques, pour les transposer dans leurs tableaux. Si ces artistes s'intéressent à tout ce qui unit et réunit un peuple, la musique est un levier essentiel de la culture visuelle "naïve" : elle habite les rues des villes et villages, retentit sur les places centrales, résonne dans les cafés dansants et par-delà les clochers des églises ou les carrousels des fêtes foraines. Qu'elles soit joviale, solennelle ou intimiste, la musique rythme la réalité que les Naïfs s'attachent à dépeindre. Seulement, comment la faire transparaître dans un support essentiellement visuel comme la peinture ? Comment inscrire dans la toile le son d'un instrument, la cadence suivie par des danseurs et danseuses, ou la mélodie entonnée par une foule ? Constituée à partir du fonds Max Fourny et de prêts d'artistes actuels, cette exposition explore les évocations plurielles de la musique dans l'art naïf. Artiste invité : Loro Coirón, linograveur |
Mille et une nuits dans l'art naïf
Du 15 mars au 31 août 2025 Commissariat : Emma Noyant | Dans l'art naïf, la couleur est une énergie vivante, et la lumière, un souffle d'émotion pure. Depuis le Douanier Rousseau, les naïfs s'accordent à peindre des paysages lumineux et colorés. Mais qu'en est-il de cette lumière dans la nuit ? De la façon dont elle émerge et de sa portée symbolique ? Espace d'évasion par excellence, la nuit est ce territoire où l'introspection se mêle à l'imaginaire, offrant un cadre idéal pour les contes et les récits. C’est dans cette obscurité que les créatures magiques prennent vie. C’est sous la lune que se révèlent les parts cachées de la psyché humaine. Parfois cauchemardesque, la nuit est un miroir de l'âme reflétant des préoccupations profondes et engagées. Sur le plan plastique, la lumière s’y fait fugitive, défiant les lois physiques et jaillissant là où on ne l'attend pas : du ciel, du sol, ou même des créatures fantastiques, créant une atmosphère magique, vibrante d’une étrange poésie. Le MIDAN remercie Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre, pour avoir généreusement prêté 17 œuvres issues de la collection historique de Max Fourny. Ces pièces précieuses enrichissent cette exposition, célébrant un héritage artistique unique. |







